AKOYA : l’avion amphibie pour les yachts ?

LISA Airplanes, le constructeur français de l’avion amphibie révolutionnaire AKOYA, poursuit son développement avec des essais en vol à la fois depuis la piste de l’aéroport de Chambéry-Savoie mais aussi depuis le lac du Bourget. Cet avion tricolore évolue aisément au contact de l’eau jusqu’à des vitesses de 90 km/h, élargissant encore son domaine d’utilisation.
En vol chaque semaine, le prototype a permis de valider une grande partie des performances annoncées. Récemment le pilote d’essais, Gérald Ducoin, a effectué les essais de décrochage avec plusieurs configurations de centrage et différentes positions de volets, qui ont révélés un comportement très sain de l’avion. L’AKOYA décroche à plat, c’est-à-dire qu’à 45 kts, l’avion tend à descendre, mais le nez de l’appareil reste toujours au dessus de la ligne d’horizon. L’avion conservant stabilité et contrôle sur tous les axes, il suffit au pilote de pousser le manche pour rétablir la vitesse et annuler le décrochage. Cette attitude est le résultat des choix de conception et des 4 années d’expérimentation en soufflerie et en vol.
En parallèle, les ingénieurs LISA finalisent la préparation de la production de l’AKOYA. Les différents éléments de structure et le choix des matériaux sont figés. Le fuselage, les voilures et une multitude de petites pièces sont réalisées en matériaux composite : fibre de verre, kevlar, mousse hydrophobe haute densité et surtout fibre carbone pré-imprégnée de résine epoxy très haute qualité, fournie par Umeco. Ce composite est reconnu pour sa durabilité exceptionnelle et un rapport résistance / poids sans commune mesure. Les pièces métalliques, quant à elles, sont en titane et aluminium, matériaux dont les propriétés ne sont plus à vanter, et toutes protégées contre la corrosion.

L’AKOYA est un avion amphibie biplace à l’esthétique unique et aux multiples capacités. Depuis l’eau, la terre ou la neige, il atteint la vitesse de 250km/h et peut parcourir jusqu’à 1 600 km grâce à sa très faible consommation de 6,5 l/100km ; des performances sans précédent en hydraviation. Après un vol rapide et plaisant, le pilote atterrit en moins de 200m et plie les ailes de son AKOYA pour le loger dans un garage. Il peut également loger dans le garage à annexe d’un yacht !

 

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